En ville, l'hiver, les UV sont faibles en France métropolitaine : une crème de jour avec SPF 30 suffit si vous sortez peu, et elle n'est pas indispensable quand l'indice UV reste bas. À la montagne et sur la neige, il faut au contraire une protection haute à très haute (SPF 50 ou 50+), car l'altitude et la réflexion de la neige augmentent fortement l'exposition.
Ce qui change en hiver
En hiver, le soleil est plus bas sur l'horizon et le rayonnement traverse une plus grande épaisseur d'atmosphère : l'indice UV est généralement faible en plaine. Les UVA, qui pénètrent la peau plus profondément et traversent les vitres, restent présents toute l'année, mais à des niveaux plus faibles qu'en été.
L'Organisation mondiale de la santé recommande des mesures de protection à partir d'un indice UV de 3 ; en ville, l'hiver, il reste souvent en dessous. Consulter l'indice UV du jour dans une application météo est un bon réflexe.
À la montagne et au ski
L'exposition change radicalement : selon la Ligue contre le cancer, les niveaux d'UV augmentent d'environ 10 % tous les 1 000 mètres d'altitude, et la neige renvoie jusqu'à 80 % des UV. On reçoit donc des UV par le haut et par le bas, souvent sans sensation de chaleur à cause du froid.
Il faut alors une protection haute ou très haute, appliquée sur toutes les zones exposées (nez, oreilles, menton, lèvres, dessous du nez), renouvelée régulièrement, avec des lunettes de soleil couvrantes et un stick à lèvres protecteur.
Si vous utilisez des actifs photosensibilisants
Un rétinoïde, des acides exfoliants ou un soin anti-taches rendent une protection quotidienne plus utile, même l'hiver, car ils sensibilisent la peau ou parce que la moindre exposition peut réactiver les taches. Une crème de jour avec SPF et protection UVA est alors un geste simple.
Texture d'hiver
Le froid et le vent dessèchent : une crème solaire plus riche, ou un SPF par-dessus une crème hydratante, est souvent plus confortable. Sur les pistes, les sticks pratiques pour les retouches ne dispensent pas d'une première couche généreuse.
Au ski, les UV associés au froid et au vent peuvent provoquer des coups de soleil importants et des lésions des yeux ; protégez-vous et consultez en cas de douleur oculaire ou de brûlure avec cloques.
Repères selon l'activité hivernale
| Activité | Protection généralement conseillée |
|---|---|
| Ville, trajets courts, indice UV bas | crème de jour avec SPF ou rien, selon la peau et les actifs utilisés |
| Promenade en plaine par temps ensoleillé | protection moyenne à haute sur les zones découvertes |
| Ski, randonnée sur neige, raquettes | SPF 50 ou 50+ avec logo UVA, stick lèvres protecteur, lunettes de soleil couvrantes |
| Séjour en haute altitude | protection très haute, réappliquée souvent, y compris par temps voilé |
| Voyage au soleil en hiver (tropiques, hémisphère sud) | protection d'été : c'est l'indice UV local qui compte |
Le choix de l'indice et de la quantité est détaillé dans crème solaire : la quantité qui compte.
Questions complémentaires
Peut-on se contenter d'une crème de jour SPF 15 en hiver ?
En ville, avec un indice UV bas, cela peut suffire pour la plupart des peaux. Pour le ski, la montagne ou une peau sujette aux taches, une protection haute reste nécessaire.
❓ Questions fréquentes
La crème solaire de l'été convient-elle pour le ski ?
Oui, si l'indice est haut et qu'elle n'est pas périmée selon son pictogramme d'ouverture ; certaines personnes préfèrent une texture plus riche contre le froid.
Faut-il un SPF derrière une fenêtre en hiver ?
Le verre arrête une grande partie des UVB mais laisse passer des UVA ; en hiver, à l'intérieur, l'exposition reste faible pour la plupart des personnes.
📚 Sources
- Ligue contre le cancer, « Soleil en montagne » (2026)
- Organisation mondiale de la santé, indice UV solaire mondial
💡 Notre approche
Cette réponse s'appuie sur la réglementation cosmétique européenne, les recommandations des autorités sanitaires et des sources publiques. Elle est informative et ne remplace pas l'avis d'un dermatologue, d'un médecin ou d'un pharmacien.